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Liberté - Page 727

  • Automobilistes, motards et scootéristes, révoltez-vous !

     

    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 17.04.19

     

    Circuler, au volant d’une voiture automobile, au guidon d’une moto ou d’un scooter, va-t-il bientôt être un acte illégal à Genève ? La mode est aux manifs pour le climat, à l’apologie de la mobilité douce. Le vélo et les transports publics sont sanctifiés, les véhicules privés sont diabolisés. Et cela, plus seulement par les Verts : tétanisés par la pensée climatique dominante, certains partis qui, jusqu’ici, défendaient le libre choix du mode de transports (voulu par les Genevois), commencent à virer de bord, et cela jusqu’à leurs représentants au Conseil d’Etat. Craignant de perdre des voix aux prochaines élections, ou de passer pour ringards, ces partis copient les Verts. Ils reprennent leurs thèmes, et vont même jusqu’à emprunter leur vocabulaire : « transfert modal », et autres inventions d’apparatchiks de l’environnement.

     

    Il est temps, à Genève, que les automobilistes, les motards et les scootéristes se réveillent et défendent leurs intérêts. Ils ont, tout comme les cyclistes, comme les piétons, comme les usagers des transports publics, parfaitement le droit d’exister. Ils n’ont pas à se laisser écraser par une idéologie dominante. On n’a pas à se sentir coupable de se mettre au volant d’une voiture, ni au guidon d’un deux-roues motorisé. On n’a pas à se laisser convertir de force à la nouvelle religion du climat, qui nous impose ses dogmes, nous tient sous sa férule, nous édicte le bien et le mal, nous promet Apocalypse et Jugement dernier, nous définit les sauvés et les damnés.

     

    On peut, tout en aimant passionnément la nature, comme c’était le cas d’un Franz Weber, tout en luttant contre le gaspillage, tout en se battant pour la protection des sites, pour le respect des animaux, se déplacer en voiture en milieu urbain si on le juge nécessaire et préférable à d’autres modes de transports. Il appartient à nos autorités, et en premier lieu au ministre de la Mobilité, de prévoir des chaussées accessibles à tous, assurément aux vélos avec des pistes cyclables, mais assurément aussi aux voitures individuelles : cette complémentarité, les Genevois l’ont voulue.

     

    Et c’est tout le contraire qui est en train d’advenir ! A plat ventre devant l’idéologie des Verts, des partis de centre-droit sont en train de lâcher l’automobile en ville. On nous promet comme inéluctable la disparition des voitures sur certains tronçons, on nous prépare un gigantesque bordel, sur la rive droite, avec l’extension de la gare Cornavin. On multiplie les chantiers, toujours au détriment des automobilistes. Surtout, on ne compte plus les gentilles et sympathiques manifestations populaires et sportives pour lesquelles on ferme, purement et simplement, des routes entières, créant ainsi des bouchons gigantesques.

     

    Eh bien cela ne peut simplement plus durer. Tous les modes de transports sont respectables. Parmi eux, les automobiles, les motos et les scooters. Limitations de vitesse, oui. Ostracisme, non ! Et s’il faut se révolter et organiser la riposte, eh bien faisons-le, parce que ça commence à suffire !

     

    Pascal Décaillet

     

  • La pierre angulaire

     

    Sur le vif - Mardi 16.04.19 - 09.28h

     

    J'ignore ce qu'Emmanuel Macron avait prévu de dire à 20h. Mais une chose est certaine : ce qu'il a dit, quelques heures plus tard, devant Notre-Dame, a été exceptionnel de justesse, de sensibilité, de rassemblement. Ces quelques mots, moi qui suis un adversaire acharné de ses choix politiques, m'ont touché droit au cœur. En cette nuit de feu, il a assumé totalement la continuité millénaire de la France. Ça n'était pas Macron qui parlait, c'était le Président.

     

    C'est exactement pour cela, pour des moments d'une telle intensité, que la France a besoin d'un chef d’État très fort. Pour transcender les clivages. Incarner l'unité nationale. Relisez le Discours de Bayeux, prononcé par Charles de Gaulle au début de sa traversée du désert, le 16 juin 1946. Il y définit la nécessité d'un personnage central, qui soit pour l'édifice national une pierre angulaire.

     

    Pierre angulaire : deux mots, exactement, de bâtisseurs de Cathédrale.

     

    Pascal Décaillet

     

     

  • Un peu de brioche, et un report du Déluge !

     

    Sur le vif - Samedi 13.04.19 - 18.30h

     

    Macron est un très mauvais Président, mais c'est un excellent instinctif pour remporter une élection. En ce printemps 2019, un seul objectif, pour lui : gagner les européennes. Entendez battre le parti de Mme Le Pen. Toute sa stratégie, toutes ses décisions, s'orientent vers ce but. Car il joue sa survie.

     

    Non qu'en soi, le nombre de députés européens issus du parti de godillots de Macron ait la moindre importance, et le Président le sait parfaitement : c'est un homme intelligent tactiquement. On se dit d'ailleurs que si les "Marcheurs" sont appelés à exercer à Strasbourg la même influence - proche de zéro - qu'ils ont au Palais-Bourbon, où ils ne sont que les portevoix du Prince, le destin de l'Europe n'en sera que modérément marqué.

     

    Mais l'élection européenne de mai est un test de politique intérieure. Si les godillots l'emportent sur les nationaux, le répit de l'Ancien Monde sera prolongé, pour un certain temps. Dans l'hypothèse contraire, des temps difficiles s'annoncent pour le Petit Prince orléaniste de l'Elysée.

     

    L'élection européenne est la seule chose, ces temps, qui intéresse Macron. Et il a raison : il sait que l'enjeu est de taille. Et c'est exactement pour cela, en fonction du calendrier de ce scrutin, que le Président a mis sur pied cette faramineuse rigolade du "grand débat". Pour noyer le poisson !

     

    Face au mouvement des Gilets jaunes, dont émanent deux revendications parfaitement claires et lisibles (justice sociale et démocratie directe), il a répondu, comme nous l'avons déjà souligné ici, par une mise en scène de sa propre personne, en majesté. Il nous brandit deux millions de revendications, alors qu'il en existe deux, depuis six mois, depuis le début du mouvement, lisibles, traçables, totalement perceptibles et compréhensibles.

     

    Les revendications des Français n'intéressent pas ce Président, il vient ces derniers mois d'en administrer une preuve éclatante. Ce qui compte pour lui, c'est se maintenir au pouvoir. Pour y parvenir, il doit absolument remporter les européennes, un scrutin en soi sans importance (qui croit encore en l'Union européenne, qui a jamais cru au Parlement de Strasbourg ?), mais capital pour la politique intérieure française.

     

    Passer le cap de ces élections en battant le parti national, anti-européen, favorable au retour des frontières et à un référendum sur une sortie de la France de l'Union, tel est le seul objectif de Macron. Les Gilets jaunes ne l'intéressent pas. Leurs deux revendications historiques, il s'en contrefout. Son but, c'est de se maintenir à l'Elysée. Un peu de brioche, encore, et un report du Déluge.

     

    Pascal Décaillet