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Sur le vif - Page 653

  • Ah, la gentille UCK !

     

    Sur le vif - Dimanche 29.07.18 - 14.09h

     

    Ah, la gentille UCK ! Pour qui, en 1999, les gentils - et gentilles - reporters de la presse suisse romande avaient les yeux de Chimène.

     

    Pendant ce temps, de très rares méchants, dont votre serviteur, s'étant maintes fois rendus sur place, y compris au Kosovo fin 1998, ne cessaient de dire et d'écrire que les guerres balkaniques devaient être analysées sous le biais de l'Histoire et de la démographie, sans jugement moral, sans diaboliser les uns, ni sanctifier les autres.

     

    Mais non ! Il fallait chanter les louanges de la gentille UCK !

     

    Trafic d'organes ? Vous n'y pensez pas !

     

    Instrumentalisation par l'OTAN, et par les services secrets allemands, pour casser à tout prix ce qui restait d'influence serbe dans cette zone des Balkans.

     

    Grande Albanie ? Vous n'y songez pas !

     

    On la connaît, la chanson. On la connaît, la musique. Vingt ans après, rien n'a changé. L'OTAN s'installe, et jusqu'en Macédoine. C'était prévu. C'était pour cela. C'était parfaitement inclus dans le plan initial.

     

    Ah, la gentille UCK !

     

    Pascal Décaillet

     

  • Europe : les errances de la gauche suisse


    Sur le vif - Dimanche 29.07.18 - 09.37h

     

    Que la droite libérale et dérégulatrice, en Suisse, ait laissé faire la libre circulation, c'est ma foi sa vocation économique et politique. Elle a parfaitement le droit d'exister, et de défendre ses opinions.

     

    Que les gentils centristes, d’inspiration chrétienne, aient embrayé derrière, comme des grands, c'est déjà plus étonnant. On ne saurait leur recommander la lecture de l'un des textes politiques les plus éblouissants de la fin du 19ème siècle, l'Encyclique Rerum Novarum, du Pape Léon XIII (1891), qui plaide avec feu pour une économie au service de l'humain, et non du profit. Mais enfin, va pour les gentils centristes. Il se signalent par deux points, après mûre réflexion : ils sont gentils, et ils sont centristes.

     

    Mais alors, que la GAUCHE, au début des années 2000, se soit laissé enfiler, au mépris total des travailleurs suisses qu'elle prétend défendre, le grand capharnaüm de l'ouverture des frontières, mère de toutes les sous-enchères salariales, en se disant rassurée par l'immense plaisanterie des "mesures de compensation", là il y a un problème.

     

    Tant que la gauche, en Suisse, au nom de l'irénisme d'une fraternité planétaire, demeurera majoritairement noyautée par des internationalistes, soit anciens trotskystes, soit libéraux blairiens, méprisant les uns comme les autres la dimension nationale et l'absolue primauté des travailleurs indigènes, elle fera le jeu des libéraux, et même des ultras. On ne s'étonnera pas, dans ces conditions, que montent, dans l'estime de la population, les approches plus radicales. Celles de gauche, comme celles de droite.

     

    Pascal Décaillet

     

  • Vivre et laisser mûrir

     

    Sur le vif - Vendredi 27.07.18 - 09.38h

     

    Les politiques protectionnistes en Europe, avec contrôle des flux migratoires, dans les années qui viennent, n'auront pas besoin d'être mises en place par les seuls partis qui, aujourd'hui, les prônent.

     

    Non, elles seront pratiquées par les mêmes milieux qui, aujourd'hui aux affaires, les combattent.

     

    Parce que, d'ici là, elles auront pénétré ces milieux, par instillation.

     

    Ainsi, à Genève, le concept de "préférence cantonale", encore pestiféré il y a dix ans, s'est-il tout naturellement installé dans les consciences. Aujourd'hui, il est considéré comme la norme.

     

    Idem, la notion de "préférence indigène", désormais en vigueur au niveau fédéral.

     

    C'est le génie de la Suisse, depuis 1848 : les idées nouvelles commencent par déranger les partis au pouvoir. Mais ces derniers, avec le temps, sont assez habiles pour les assimiler, allant même parfois jusqu'à en revendiquer la paternité. C'est ainsi que le Parti radical, pendant un siècle et demi, a pu asseoir sa domination et son influence sur le pays.

     

    En politique, il faut souvent laisser faire le temps, ami précieux, discret et silencieux. Si c'était le titre d'un film, cela pourrait être "Vivre et laisser mûrir".

     

    Pascal Décaillet