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Sur le vif - Page 389

  • Présence

     

    Sur le vif - Mercredi 09.09.20 - 15.20h

     

    Raphaël Leroy : un homme de radio. Voix posée, belle tessiture. Diction claire, nette, tranchée, juste le tempo qui s'emballe un peu parfois. Des phrases claires, directes. L'info en tête. Une proximité d'âme avec le coeur de l'actualité. Le souci impérieux de ne rien manquer de l'essentiel : l'accessoire peut attendre, pour une autre vie. Dans le ton, une présence. Ça passe par le rythme, par la densité sonore des syllabes. Face au micro, la révélation d'un tempérament. La chose n'étant pas si fréquente, je la souligne.

     

    Pascal Décaillet

  • Voix haute, main basse

     
    Sur le vif - Lundi 07.09.20 - 10.09h
     
    L'initiative de limitation engrangera les voix de l'UDC, bien sûr. Mais aussi, un nombre non-négligeable de voix du PLR. Des voix du PDC, aile conservatrice (Suisse centrale, orientale). Les voix d'une majorité de Tessinois. Les voix des déçus de la trahison syndicale. Les voix de tous ceux qui n'osent pas dire à voix haute ce que vote leur main basse.
     
    Cela suffira-t-il ? Je n'en sais rien. Mais cela déterminera le poids des souverainistes, en Suisse, pour les années qui viennent.
     
     
    Pascal Décaillet

  • Sibelius, la Finlande, la grâce et la beauté du monde

     

    Sur le vif - Dimanche 06.09.20 - 16.36h

     

    J'aimerais dire ici la beauté de la musique de Sibelius. L'incroyable richesse des sons. Le diversité des mélodies, qui peut faire penser à Mahler ou Bruckner. La mise en valeur individuelle des instruments, et là je songe à Bela Bartók.

    Mais pourquoi le comparer à d'autres, au fond ? Un compositeur doit évidemment se percevoir en lui-même, par la vie intrinsèque de son oeuvre.

    Enfant, j'avais un coffret de mes parents, contenant une vingtaine de 33 tours, prétendant résumer toute la musique, de Monteverdi à l'époque contemporaine. Il y avait un morceau de Sibelius, qui déjà m'avait frappé. Mais aujourd'hui, en vieillissant, je veux tout connaître de ce Finlandais génial, qui me touche au plus profond.

    Mezzo diffusait hier soir la Symphonie no 1, direction Hannu Lintu, avec l'Orchestre Symphonique de la Radio Finlandaise. Tout, dans ce moment de grâce, était saisissant.

    Je n'ai passé qu'une demi-journée de ma vie en Finlande, en juillet 1968, en revenant du Cap-Nord, avec mes parents et ma soeur. Nous traversions la bande entre Norvège et Suède. Nous nous apprêtions à visiter les mines de fer de Kiruna, souvenir inoubliable.

    Je ne connais rien de ce pays, dans lequel je veux retourner, et pour une certaine durée, cette fois. Mais une chose est sûre : pour moi, la Hongrie c'est Bartók ; pour moi, la Finlande, c'est Sibelius.

     

    Pascal Décaillet