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  • La vie privée de l'Ange

     
    Sur le vif - Mercredi 14.10.20 - 06.44h
     
     
    Lorsque poindra l'Apocalypse, tous océans en furie, tous cieux incendiés, toutes terres éviscérées, et l'Ange surgissant, les sociétards continueront-ils de déposer des motions sur son sexe ?
     
     
    Pascal Décaillet
     
     
     

  • Sociétards totalement décalés !

     
    Sur le vif - Mardi 13.10.20 - 16.00h
     
     
    Les députés qui inondent le Parlement de sujets "de société", liés notamment au sexe, au genre, ou encore au mode vestimentaire, alors que Genève est devant la pire crise économique depuis la guerre, portent une lourde responsabilité face à l'Histoire.
     
    Leur décalage total, par rapport aux VRAIES SOUFFRANCES de la population, ruine non seulement leur crédit à eux, mais aussi celui du législatif dans son ensemble, comme institution de la République. Plus globalement encore, celui des élus, face au peuple.
     
    S'il faut un cabinet de guerre pour redresser l'économie du Canton (je plaide dans ce sens dans GHI, à paraître demain), on espère aussi un Parlement de guerre, responsable et sélectif dans la hiérarchie de ses priorités.
     
     
    Pascal Décaillet
     

  • Les oiseaux plumés du refrain

     
    Sur le vif - Mardi 13.10.20 - 13.33h
     
     
    Liés au genre, au sexe, aux habitudes domestiques, les sujets dits "de société" envahissent nos médias.
     
    Ils envahissent nos médias. Mais c'est tout. Ou presque. Ils occupent la bulle. Le microcosme. Le petit monde de journalistes portés sur ces thèmes-là. Les chercheurs - et chercheuses - en sciences sociales, dont on attend avec impatience qu'ils nous trouvent un jour quelque chose. Les esprits de peu de résistance intellectuelle et spirituelle, portés sur les effets de mode, le bavardage social, le babil sur tout ce qui est nouveau.
     
    Et puis ?
     
    Et puis, l'armada des suiveurs. Ceux qui jamais ne sont en amont, toujours vers l'aval. Ils imitent, reprennent les mots, les postures, les tonalités. Ils recrachent l'innommable jargon des sciences sociales : il faut "déconstruire les stéréotypes", aiment-ils à répéter, oiseaux plumés du refrain.
     
    Les "sujets de société" végètent leur vie dans le trouble de ces eaux-là. Mais guère au-delà, voire pas du tout.
     
    Dès que vous fréquentez un autre univers que celui des bobos urbains, vous constatez que la dimension sociétâââle de l'existence ne les concerne que d'assez loin. Ils pensent d'abord à survivre. Se nourrir. Se loger. Éduquer leurs enfants. Demeurer dignes dans leurs boulots. Ne pas tout donner à l'Etat, ni aux caisses maladie, avant même d'avoir dépensé pour l'essentiel de leur dignité.
     
    Vous constaterez aussi que la préoccupation spirituelle - mettez sous ce mot l'adhésion que vous voulez - habite souvent beaucoup plus l'homme ou la femme de la rue que le rationaliste sociétâââl, tout heureux d'avoir appris le mot "laïcité" et nous le servir à toutes les sauces, ne le prétend. Je ne parle pas ici de foi, ni d'une quelconque religion en particulier. Je dis que la nostalgie d'une transcendance, ou d'une verticalité qui nous ancrerait dans un ordre où l'esprit serait roi, est plus répandue que ce qu'on imagine. Et souvent chez les gens qu'on appelle les plus simples.
     
    Seulement voilà. La mode est au sociétâââl. Si, en vous levant le matin, vous n'avez pas "déconstruit le stéréotype" de vos rêves de la nuit, alors vous n'oserez picorer les primes petites graines de la journée naissante.
     
    La mode, oui. Mais seulement la mode. Soit peu de gens, juste ceux du microcosme. Médias. Chercheurs - et chercheuses - en sciences sociales. Oiseaux plumés de l'éternel refrain. Faune du microcosme, dans l'extase de la bulle.
     
     
    Pascal Décaillet