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Cela s'appelle la politique

 

Sur le vif - Mercredi 27.06.18 - 08.08h

 

La préférence indigène entre en vigueur en Suisse dans quatre jours. Il y a encore quelques années, elle était une option inimaginable dans notre pays. Nous n'étions que quelques-uns, au niveau cantonal et national, à en défendre l'idée.

 

Le dogme libéral et libre-échangiste régnait en maître absolu. Il régentait les consciences, formatait les éditorialistes. Il fallait à tout prix que le marché du travail fût ouvert, sans entraves, à tous, pour légitimer le principe sacré de libre circulation des personnes, réputé sanctifiant pour la vitalité de notre économie. Le libre-échangisme était devenu l'opium des élites mondialisées.

 

Le résultat, on l'a vu : les bénéfices de ce grand casino des personnes et des biens n'ont profité qu'à une minorité, notamment dans le sacro-saint commerce extérieur, sur l'autel duquel on a strangulé notre monnaie. Cette prospérité n'a pas été répartie sur l'ensemble du tissu social de notre pays. Des patrons ont pratiqué la sous-enchère, avec une main d'œuvre étrangère peu regardante sur les salaires. On a trop souvent oublié les demandeurs d'emploi qui résidaient déjà dans notre pays. On a laissé mourir notre agriculture.

 

Ce libéralisme du profit immédiat est une impasse. On commence enfin à s'en rendre compte ! Il est temps de revenir à l'économie au service de l'humain. Ca passe par des communautés nationales définies, délimitées par des frontières protectrices pour les plus faibles. Avec des lois, démocratiquement votées. Des peuples qu'on écoute. Des souffrances sociales dont on tient compte. Cela porte un très beau nom, lorsqu'il échappe à la combinazione des partis et aux basses manœuvres des ambitions individuelles : cela s'appelle la politique.

 

Pascal Décaillet

 

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