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  • Eh bien, déplaisons !

     

    Sur le vif - Jeudi 13.02.20 - 09.25h

     

    Le droit de vote est indissociable de l'appartenance à la communauté nationale.

    Cette dernière, indivisible, ne saurait être fragmentée en droits partiels, ou locaux, ni en une citoyenneté à la carte, ou à régime variable.

    Si un étranger veut décider du destin d'un Canton ou du destin fédéral, il doit entreprendre les démarches pour se naturaliser.

    Ce que je dis ici déplaît à la doxa associative, ou européiste, ou à la gauche encore mondialiste ? Ou à ceux qui, depuis plus de cinq décennies, n'en peuvent plus de nous décrire comme caduque, archaïque, l'idée de nation, au profit d'un ordre cosmopolite et multilatéral ?

    Eh bien, déplaisons !

     

    Pascal Décaillet

     

     

  • La RTS, la Thuringe, les Indulgences

     

    Sur le vif - Samedi 08.02.20 - 19,03h

     

    RTS : marre de la bonne parole, sur l'Allemagne, de M. Casassus ! La petite musique de la prédication, c'était à Forum, ce soir.

    Marre de cette grille de lecture, toujours la même, au millimètre. Marre de l'éternelle référence au 30 janvier 1933.

    Marre de cette utilisation de la morale pour justifier le déni pur et simple de démocratie, dans l'affaire de Thuringe.

    Marre de cette pensée unique. Jamais de contrepoids. Jamais personne, en face, pour donner des clefs historiques, économiques et sociales au phénomène de l'AfD en Prusse, en Saxe et en Thuringe.

    Jamais de mise en perspective, sur la durée, de l'évolution des partis politiques en Allemagne. Juste poser, au départ, que l'AfD, c'est le diable.

    Comme si cette désignation, extrême, cette mise à l'index définitive, apportaient à l'auditeur la moindre plus-value, la moindre exégèse, capables de lui ouvrir l'esprit sur la complexité des Allemagnes, le jeu des forces sociales dans les Laender les plus prétérités de l'ex-DDR, les oubliés de la Réunification.

    Alors voilà, on prend le moraliste de service, celui qui nous a gratifiés d'un blog intitulé "Thuringe : la honte !". On lui laisse toute la place, toute la parole. On se sera offert une bonne conscience.

    On aura parlé du pays de Luther en s'achetant des Indulgences. Pour avoir sa place au Paradis si douillet de la Bonne Pensée.

     

    Pascal Décaillet

     

     

  • La garce, servile

     

    Sur le vif - Samedi 08.02.20 - 12.04h

     

    Beaucoup de gens, dans la France de la Cinquième République, n'arrivent pas intellectuellement à s'imaginer qu'un grand chef d'opposition puisse un jour accéder à l'Elysée.

    Sous de Gaulle, sous Pompidou, sous Giscard, une écrasante majorité de l'opinion donnait Mitterrand comme un homme du passé. Il incarnait la République d'avant, la Quatrième, dont il avait été onze fois ministre. Il avait sa carrière derrière lui, on ne le reverrait plus au pouvoir.

    Il y avait objectivement des raisons de penser le contraire. L'homme, en décembre 1965, avait défié de Gaulle, l'avait mis en ballottage, combattu au deuxième tour, c'était un exploit. Neuf ans plus tard, face à Giscard, en mai 1974, il avait failli passer.

    Ces données objectives, l'opinion ne voulait pas les voir. Peut-être parce qu'elle est garce, servile, attachée à sublimer le pouvoir en place. Tout pouvoir, quel qu'il soit.

    Idem pour Chirac, sous Mitterrand. Jamais il ne reviendrait, pensait la garce servile, offerte au monarque, après l'échec de 1988, l'épisode douloureux de la Grotte d'Ouvéa, le triomphe de Tonton, père de la nation, idole des jeunes et des anti-racistes. La suite, on la connaît : Chirac, contre la servilité, contre la garce, a fini par percer.

    Et puis, aujourd'hui ? À écouter la vieille garce servile, rien ne pourrait empêcher, en mai 2022, une réélection de Macron. Rien, et surtout pas la seule à faire office, aujourd'hui, de leader d'un grand parti d'opposition, capable de rassembler des millions et des millions de voix.

    Ont-ils raison, ont-ils tort ? Laissons Madame Soleil à ses aubes de lumière. Et laissons la garce, bavarde, servile, et tellement dévouée au Maître du moment, se lover, lascive, dans les allées du pouvoir.

     

    Pascal Décaillet