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Liberté - Page 247

  • L'élue des Italiens, c'est Giorgia. Pas Darmanin.

     
    Sur le vif - Lundi 21.11.22 - 10.30h
     
     
    La pression migratoire sur l'Italie est phénoménale. Cette grande nation, ô combien amie, du Sud de l'Europe est exposée comme peu d'autres aux vagues d'arrivées, sur ses côtes. Depuis des années, le thème de l'immigration, encore timide il y a vingt ans, n'a cessé de prendre de l'ascendant au milieu des préoccupations des Italiens. Certains, comme en France, n'en peuvent tout simplement plus.
     
    Dans ces conditions, la nouvelle Présidente du Conseil, portée au pouvoir par un électorat parfaitement au parfum de son programme sur les questions migratoires, portée au pouvoir EN RAISON de cela, décide d'infléchir la politique migratoire de son pays. C'est son programme. Sa vision. Celle de la majorité d'Italiens qui l'ont voulue à ce poste.
     
    La politique migratoire italienne se décide à Rome. Et non place Beauvau, chez le ministre français de l'Intérieur, qui se mêle de ce qui ne le regarde pas. L'Italie se gouverne à Rome, pas à Paris, encore moins à Bruxelles. Mme Meloni est l'élue des Italiens. Elle est là pour donner à son pays un nouvel élan. Une fierté nationale que des décennies de combinazione démocrate-chrétienne ont négligée, au nom d'un européisme naïf et béat. L'affairisme berlusconien valait-il beaucoup mieux ?
     
    Giorgia est l'élue de la nation italienne. Elle a pour mission d'agir pour l'Italie. Pour les intérêts supérieurs de la Péninsule. Elle a du caractère. Elle ne se laissera pas faire. Elle ira jusqu'au bout.
     
     
    Pascal Décaillet

  • Baisse des dépenses : Motion Décaillet

     
    Sur le vif - Dimanche 20.11.22 - 10.30h
     
     
    En équipant chaque fonctionnaire genevois d’un bon pull doux, bien moelleux, ainsi que de quelques bonnes paires de chaussettes épaisses et confortables, le tout commandé au prix de gros à nos entreprises locales, on devrait, selon mes calculs, économiser trois zéros sur le « milliard pour la transition écologique de l’Etat ».
     
     
    Pascal Décaillet

  • Daniel, Martha, les notes qui s'aiment

     
    Sur le vif - Samedi 19.11.22 - 07.37h
     
     
    Mezzo, hier soir. Mozartwoche Salzburg. Un clavier, deux musiciens. À droite pour les aigus, Daniel Barenboim. À gauche pour les graves, Martha Argerich. Œuvres de Mozart pour quatre mains. En seconde partie, deux pianos, Martha et Daniel face à face.
     
    Mais là, deux géants serrés l’un contre l’autre, qui se touchent. Maintes fois, Daniel pose sa main gauche sur sa poitrine, pour ne pas gêner la droite de Martha, tout se joue au millimètre.
     
    Mais il faut les voir à l’œuvre, ces quatre mains. Elles n’auront fait, depuis l’aube de la vie, que jouer, et jouer encore. L’intimité du clavier, c’est leur vie. La captation du moment par Mezzo est exceptionnelle : les mains, les corps, l’intensité de présence des visages, les partitions.
     
    Car ces deux sommets de mémoire musicale, là, ont pour une fois gardé le support de lecture. Ils doivent non seulement jouer, mais se soucier de l’autre. Être ensemble.
     
    Alors, survient ce moment rare, et c’est là le génie du moment télévisuel, où le spectateur VOIT la musique. Derrière l’impression de simplicité, unique au monde, de Mozart, il VOIT la saisissante complexité de la structure.
     
    Quatre mains sur un clavier, ces thèmes qui se répondent, le frottement de deux styles, la comparaison des touchers, la grâce du mouvement d’ensemble chez Martha, l’incroyable présence percutée de chaque note chez Daniel. Deux styles, un clavier, une œuvre.
     
    Et à la fin, c’est Mozart qui gagne. Une musique facile ? Légère ? Une musique de cour ? D’Ancien Régime ? De mécénat ? Une musique unique, dans l’univers. Le passage d’une comète, inclassable. Encore Haydn, déjà Beethoven ?
     
    Une musique d’une incroyable complexité dans sa structure, pour ne nous donner à entendre que « des notes qui s’aiment ».
     
    Sur le chantier à ciel ouvert de ce clavier à quatre mains, des équations à tant d’inconnues. Deux vies, deux enfants d’Argentine, intégralement dédiées à la musique. Et soudain, dans ce corps à corps avec la complexité, le génie de Mozart qui se révèle, comme un chant de lumière, au premier jour.
     
     
    Pascal Décaillet