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13 février : je ne serai pas le seul à dire NON !

 
Sur le vif - Vendredi 28.01.22 - 19.22h
 
 
Ce qui ne va pas, dans le journalisme, c'est la lourdeur de l'organisation en "rédactions". Avec des rubricards, des chefs de rubriques, des rédacteurs en chef adjoints, des rédacteurs en chef, des pauses cancans à la cafétéria, des horaires, des planifications de vacances, des secrétaires généraux, des préposés au numérique, des syndicats, des ineffables "sociétés de rédacteurs". En un mot, la machine.
 
Il faut qu'il y ait du journalisme. Je précise : il faut qu'il y ait des gens avec une vision journalistique. Une solide formation. Une pratique. Une expérience. Des gens désireux d'informer leurs contemporains, sur toutes les choses de la vie. Désireux, aussi, de commenter, prendre parti : de grâce, qu'on nous lâche les baskets avec le mythe débile du "journaliste neutre", juste là pour arbitrer, passer les plats, faire croire qu'il est eunuque. J'espère bien qu'il ne l'est pas !
 
Il faut qu'il y ait, dans l'espace public, des esprits forts, cultivés, désireux d'informer, de commenter. Sachant donner la parole, aussi, aux uns et aux autres. Mais désolé, nul besoin pour cela de conserver la lourdeur des "rédactions". Comme si on ne pouvait travailler qu'en équipe ! Et dès qu'il y a "équipe" (je déteste ce mot), il y a hiérarchie, jeux d'ambitions et de pouvoirs, courtisanerie, petits péteux qui veulent grimpailler, jalousies. Cela, je veux dire ce phénomène d'agrégation avec ses effets pervers, n'apporte rien au journalisme. Au contraire, ça lui nuit !
 
Cela surtout, toute cette graisse inutile, tout ce culte de la structure, libre aux entreprises de presse de le conserver, si ça les chante. Mais en aucun cas, un seul centime du contribuable suisse ne doit venir l'alimenter encore plus.
 
Informer, je suis pour, je fais quoi d'autre depuis 36 ans ? Commenter, je suis pour, je fais quoi d'autre ? Monter des débats, je suis pour, je fais quoi d'autre ? Mais mettre sous perfusion des structures chancelantes, qui nous prennent de haut, nous assurent qu'elles sont "indispensables à la démocratie", je dis NON.
 
Et je ne ne serai pas le seul, le 13 février, à dire NON.
 
 
Pascal Décaillet
 

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