Sur le vif - Mardi 05.05.15 - 16.51h
A Genève, nous en sommes à J-5. Dans cinq jours, dimanche 10 mai, le corps électoral aura choisi les Conseils administratifs de nos communes. A J-5, certains électeurs n’ont pas encore reçu leurs bulletins de vote. C’est inadmissible. Rien ne justifie une telle lenteur. Nous sommes dans une élection à deux tours, trois semaines séparent les deux scrutins. Les partis ont désigné très vite, au lendemain du 19 avril, leurs candidats pour le second tour. Ce sont des listes simples, et non touffues comme pouvaient l’être celles pour les Conseils municipaux. Le calendrier était connu de longue date : on sait depuis longtemps, à Genève, que les élections communales ont lieu les 19 avril et 10 mai 2015.
Dès lors, que se passe-t-il ? Pourquoi un tel retard ? Quels en sont les responsables ? Comment se fait-il, car ce n’est pas la première fois, qu’un scrutin parfaitement prévisible, ne nécessitant tout de même pas des prodiges de logistique, fasse l’objet de telles lenteurs ? A qui profite cet envoi si tardif des bulletins ? Qui supervise ? Qui coordonne ? Qui commande ? Qui contrôle ? Qui corrige ? Car enfin, un tel retard ne tombe pas du ciel : il y a des causes, des effets, des humains dans l’administration qui doivent répondre. Ou alors, on admet une fois pour toutes, comme dans les plus éblouissants monologues – les plus obscurs aussi, paradoxalement – du Procès, de Kafka, que la machine l’a emporté sur l’homme. Dans ce cas, on oublie la citoyenneté, la démocratie, on plie bagages. Et on va se coucher. Bonne nuit à tous.
Pascal Décaillet