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Liberté - Page 742

  • Fatras et lumière

     

    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 27.02.19

     

    J’ai sous les yeux la liste des votations soumises au suffrage populaire le dimanche 19 mai prochain, telle que publiée par le Conseil d’Etat, le 1er février dernier. Mon premier sentiment, à la lecture de ce fatras, est celui d’une profonde révolte. Par métier, je fais partie de ceux qui se font un point d’honneur à toujours traduire en langage simple et clair, pour le public le plus large possible, les enjeux politiques. Plus le dossier est complexe, plus la mission est belle : avoir l’esprit de synthèse, dégager les grandes lignes, mettre en contexte, donner du sens. Et surtout, penser à ce qui concerne les gens, mettre en valeur ces points-là, éviter l’abstraction. Remplacer le fatras par la lumière.

     

    Si le Conseil d’Etat publie tel quel le menu du 19 mai, c’est l’échec assuré. Non l’échec de tel ou tel camp, mais celui de la clarté dans le contrat politique. Il est vrai que le Grand Conseil, notamment dans le dossier de la CPEG (Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève) n’a pas simplifié la tâche sur le fond, avec son feu vert donné à deux projets de loi contradictoires. Les partis, qui chacun ont lancé référendum contre la majorité qui leur avait déplu, ajoutent à l’opacité. Le Conseil d’Etat, en nous balançant un menu illisible pour le grand public, parachève la nuit citoyenne.

     

    Le menu du 19 mai 2019, quant à la forme en tout cas, constitue une absolue négation de la politique. Une victoire de l’obscur sur la nécessaire clarification des enjeux, en démocratie.

     

    Pascal Décaillet

     

  • Madame Bovary, c'est pas moi !

     

    Sur le vif - Lundi 25.02.19 - 10.08h

     

    À propos des grands romans bourgeois du dix-neuvième siècle, tellement encensés par les profs de français (littéralement obnubilés par les humeurs d'Emma), deux catégories de personnes m'inquiètent au plus haut point :

     

    1) Ceux qui ne les lisent pas.

    2) Ceux qui les lisent.

     

    Pascal Décaillet

     

  • Macron : la marmite éclatera

     

    Sur le vif - Dimanche 24.02.19 - 00.54h

     

    En matière agricole comme ailleurs, Macron crapahute à rebours de son temps. Il vient nous parler agriculture européenne, alors que gronde en ce domaine un puissant besoin de protectionnisme national, et de proximité alimentaire.

     

    L'Europe, plus personne n'en veut. Sauf Macron. Élu par défaut, en 2017, il est pour cinq ans un Président à rebours du bon sens. À rebours des nécessités telluriques de son époque.

     

    Cet homme n'est jeune qu'en apparence. Il n'est moderne que pour le vernis. En vérité, il patauge à côté des besoins profonds de son temps.

     

    La Nation revient, il nous parle Europe. Les flux migratoires doivent être contrôlés, il ne le fait pas. Un impérieux appel à de nouvelles formes de démocratie directe est lancé depuis des mois, avec une parfaite clarté, par la base, il fait semblant de ne rien entendre. Il se pavane dans des "débats", s'y met en scène, en majesté. Sa vie est une Galerie des Glaces, celles où l'on signe les défaites.

     

    Ce Président est une catastrophe. Plus il maintiendra le couvercle, pour sauver son pouvoir et les privilèges de ceux qui ont financé sa campagne, plus la marmite, le jour venu, éclatera.

     

    PaD