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Liberté - Page 47

  • Jacques Neirynck : la part humaine qui doit rester première

     
     
    Sur le vif - Vendredi 25.07.25 - 10.54h
     
     
    Avec tristesse, j’apprends ce matin le décès de Jacques Neirynck. C’était un homme doux et lucide, d’une immense culture scientifique, très agréable à fréquenter, soucieux de la part humaine qui doit demeurer première. En un mot, un humaniste.
     
    J’avais connu Jacques lorsque je dirigeais la rubrique Nationale de la RSR, il y a trente ans. Avec lui, une foule de souvenirs, de débats en direct, dans les Pas perdus du Palais fédéral.
     
    En 2006, il m’avait magnifiquement reçu chez lui, avec son épouse, dans sa maison d’Ecublens, pour le tournage du Plan-Fixe, dans lequel je l’amenais à reconstituer sa vie.
     
    Il m’avait parlé de sa jeunesse en Belgique, il avait côtoyé Brel à l’école. Il avait vu les Allemands, un jour, venir chercher l’un de ses camarades juifs. Il ne l’a jamais oublié, sa gorge se serrait lorsqu’il évoquait cet événement.
     
    Il m’avait aussi parlé de ses premiers pas d’ingénieur en électricité dans un Congo encore belge, et de l’immense aventure qu’avait été pour lui la rédaction de son impressionnante Encyclopédie de l’Electricité. Fils d’ingénieur, j’écoutais ce chapitre de sa vie avec passion.
     
    Lors de la Première du film Plan-Fixe, à la Cinémathèque suisse, je lui avais présenté mon épouse. Depuis, lui et sa femme sont venus tant de fois la voir jouer, sur scène. Toujours aimables, chaleureux.
     
    Jacques Neirynck était un homme épris de culture, de science, de bien public. À tous ses proches, ma sympathie, et mon amitié.
     
     
    Pascal Décaillet

  • Non la même langue, mais le même langage

     
     
    Sur le vif - Jeudi 24.07.25 - 12.13h
     
     
     
    La Suisse, plus que jamais, doit s'occuper d'elle-même. De son peuple. De sa souveraineté. De son industrie, qu'elle doit d'urgence relancer, réinventer. De son agriculture. De ses paysans, tellement indispensables à notre autonomie alimentaire. De ses retraités. De ses malades. De l'emploi de ses jeunes. De sa cohésion sociale, sans laquelle le pays n'existerait simplement pas.
     
    Qu'elle accomplisse, en absolue priorité, ces tâches primordiales, plutôt que se croire obligée de participer à l'universel caquetage sur l'état du monde. Il y a un pays que je ne supporte plus, et ce pays ça n'est pas la France, dont les provinces sont dotées de tant de qualités, non ce pays, comme le chante Joséphine, c'est Paris. Insupportables médias privés parisiens, TOUTES TENDANCES POLITIQUES CONFONDUES. Insupportables jacasseurs, démonstrateurs, ratiocineurs, beaux parleurs, ne connaissant, pour la plupart, aucun sujet en profondeur. A l'image de ces ineffables généraux de chez Darius, qui pérorent à n'en plus finir sur l'Ukraine ou sur le Proche-Orient : des tonnes de salive pour zéro message final. Le sommet de l'arrogance parisienne, celle qui synthétise tout, sans rien connaître vraiment.
     
    La connaissance, oui : c'est la clef de tout. Je vous encourage à cheminer vers la langue, en apprendre quelques-unes en plus de la vôtre, tenez je vous recommande le grec, l'allemand ou l'italien, idéalement l'arabe. Je vous encourage à la lecture. Je vous encourage à l'insatiable et universelle curiosité. Que votre esprit soit ouvert, que les musiques et les poèmes du monde vous emplissent.
     
    Faire chemin vers la connaissance, ça n'est pas s'égarer, encore moins se perdre. C'est demeurer sur l'essentiel. Et l'essentiel, pour moi, ne réside pas dans un universel abstrait. Mais dans la considération, en profondeur, et parfois même en immobile extase, de chaque fragment de vie, en particulier. Alors, peut-être, chacun de nous, acceptant ses différences et le fractionnement du monde en une infinité de particules, se mettra à parler, non la même langue, mais le même langage.
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

  • Le mot NON ne m'a jamais fait peur

     
     
    Sur le vif - Vendredi 18.07.25 - 07.10h
     
     

    Fragiles et peu fiables depuis le début, les prétendues « mesures de protection salariale » pour les travailleurs suisses, dans l’accord CH-UE, vacillent. C’était tellement prévisible.
     
    Quand un traité respire le double langage, pour ne pas user d’un autre mot, on le refuse. Aux syndicats de notre pays de montrer si, oui ou non, ils défendent, en absolue priorité, nos travailleurs nationaux. Au peuple suisse, le jour venu, de prendre ses responsabilités.
     
    Citoyen de ce pays, je prendrai les miennes. Le mot NON ne m’a jamais fait peur.
     
     
    Pascal Décaillet