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  • "Baisse du chômage" : comment osent-ils !

     
    Sur le vif - Vendredi 08.10.21 - 09.38h
     
     
    Comment osent-ils parler de "baisse du chômage en Suisse", alors que des milliers d'entreprises sont maintenues sous perfusion, Covid oblige, par des aides et des subsides ?
     
    Que l'Etat assume son rôle : la sécurité du pays, celle des personnes et des biens, l'approvisionnement énergétique, la protection de nos paysans, la formation, la santé.
     
    Mais qu'il cesse ce petit jeu de paternalisme fouettard avec le monde des entreprises. A la vérité, il n'y entend rien. Nos fonctionnaires ne savent pas ce que représente la peur au ventre.
     
    Et par pitié, que l'Etat cesse de nous mentir sur le chômage. Si on compte l'aide sociale, et si on examine l'état réel de certaines entreprises, ruinées pas l'Etat lui-même suite aux mesures folles de ces 18 derniers mois, il y a, en Suisse, beaucoup plus de gens sur le carreau, que ne le prétend la propagande officielle.
     
    Je ne me prononce jamais sur la situation sanitaire. Mais à la vérité, la gestion économique de la crise a été, en Suisse, au niveau fédéral comme dans les Cantons, catastrophique d'un bout à l'autre. On a navigué à vue, on a joué au chat et à la souris avec l'opinion publique, on s'est montré en majesté dans des centaines de conférences de presse totalement inutiles, juste pour faire croire qu'il y avait encore un Etat, une cohérence, une autorité.
     
    Ce qui m'intéresse, c'est l'Etat. La politique. L'Histoire. La préférence nationale, pour les Suisses. Une régulation impitoyable de l'immigration. La survie de nos paysans. Le retour à une politique industrielle nationale. Le niveau de notre formation de base. Le niveau d'éducation. La qualité de la parole, orale ou écrite. La culture. Mais aussi, la défense nationale, la sécurité des personnes et des biens.
     
    Ce qui m'intéresse, c'est la vérité des chiffres. Non, Mesdames et Messieurs, le chômage n'est pas en baisse en Suisse. On trafique juste le réel, pour tenir encore un peu. Avant l'avènement des grandes colères. Elles ne viendront pas du prolétariat. Mais des classes moyennes.
     
     
    Pascal Décaillet

  • Musique allemande : l'Anneau invisible

     
    Sur le vif - Jeudi 07.10.21 - 16.06h
     
     
    Il ne saurait exister d'Histoire de l'Allemagne sans une Histoire, en profondeur, de la musique allemande.
     
    En profondeur, cela signifie l'immersion dans les partitions. L'Histoire des instruments. La Révolution du clavier tempéré, à laquelle j'ai déjà consacré un épisode de ma Série, en 2015. Et puis, bien sûr, l'incroyable tournant, autour du Sturm und Drang et de la naissance du Romantisme. En un mot, la Révolution beethovénienne.
     
    Et puis ? Et puis, tout le reste ! Wagner, Richard Strauss, Hindemith, le vingtième siècle, les créateurs contemporains.
     
    Et puis ? Et puis, le rapport entre la musique et les textes. Bach et la Bible de Luther, Strauss et Hofmannstahl, Wedekind et Alban Berg, Brecht et Kurt Weill. La note allemande, collée sur la syllabe allemande. Le rythme. La prosodie. La respiration de la phrase musicale.
     
    Et puis ? Et puis, la galaxie du Lied ! Schubert, Schumann, Mahler, le vingtième siècle, les oeuvres d'aujourd'hui. Les grands auteurs et les grands musiciens de la DDR.
     
    Et puis ? Et puis, placer tout cela dans une continuité. Car il existe un lien ! Un fil invisible. Un Ring. Un Anneau, à retrouver, dans le mystère de l'invisible.
     
     
    Pascal Décaillet

  • Thomas Mann, la langue allemande, la voix haute

     
    Sur le vif - Mercredi 06.10.21 - 14.46h
     
     
    Lire Thomas Mann - ne parlons pas de Kafka ! - c'est passer son temps à chercher le verbe. Celui de la principale, au milieu de l'enchevêtrement des subordonnées. Il faut avoir fait du latin, aimer cette patience qui va d'abord identifier la structure de la phrase, avant d'en dégager le sens. C'est une ascèse. Et c'est une jouissance.
     
    Thomas Mann est un auteur complexe. Mais son propos touche au sublime : l'observation de l'homme, l'homme vrai, l'homme nu. Le diagnostic de ses fragilités. Prenez Mort à Venise, premières pages, balade du héros à Munich, Prinzregentenstrasse, et déjà les premiers signaux corporels du mal qui l'emportera. La phrase se ramifie, comme un tissu de cellules affolées. Il y a pourtant un sens : la maladie. La vie qui prend congé. Le chemin vers la mort.
     
    J'invite tous les profs d'allemand à faire lire Thomas Mann à leurs élèves. En classe, à tour de rôle, à haute voix. Quand une phrase est complexe, il faut commencer par la lire tout haut, en posant bien chaque virgule : alors, tout doucement, une fois l'exercice maintes fois répété, et l'oreille toujours prêtée à sa propre voix, le lecteur commencera, comme en révélation photographique, à voir affleurer le sens.
     
     
    Pascal Décaillet