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La mer Rouge

 

Commentaire publié dans GHI - Mercredi 01.04.26

 

Bien sûr, il y a l’arrivée du printemps. Le retour de la vie. Déméter, Perséphone. Rituel vieux comme le monde. Avant la mythologie grecque. Avant les grands textes bibliques. Bien sûr, en nous promenant dans les vignes, en février ou mars, face à la ligne épurée, cistercienne, des ceps, nous sommes tous en espérance des premiers feuillages. Bien sûr, il y a ce temps d’attente.

 

Bien sûr, il y a tous ces textes, éblouissants, sur le Passage. Il y a la mer Rouge. Il y a la Terre promise. Il y a tout ce travail, immense, intérieur à chacun de nous, pour permettre, un jour, une ouverture. Il y a les Passions de Bach, toute cette architecture de l’attente, sublimée par une musique sans égal. Il y a les poèmes du Roumain de langue allemande Paul Celan (1920-1970). Du Pont Mirabeau, il s’est jeté dans la Seine. Laissant derrière lui une œuvre unique, construite autour du vide. Le néant.

 

Bien sûr, il y a tous les rituels du Passage de l’Empire romain d’Orient. Byzance. La Grèce du Nord, celle des monastères. Les Coptes. Les Syriaques. Un homme, mieux que tous, nous en parlait : Georges Haldas.

 

Tout cela, bien sûr.

 

Et puis, comme le feu, ces quelques lignes, passantes, énigmatiques, où il est question d’un Tombeau, trouvé vide, un certain matin. Et, face à ce texte, chacun de nous, seul. A chacun, son chemin. A chacun, son passage. A tous, aux Hébreux comme aux Égyptiens, oui à tous, je souhaite de Joyeuses Fêtes de Pâques.

 

Pascal Décaillet

 

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