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Sur le vif - Page 1092

  • Tu sondes, ou tu manipules ?

    Sur le vif - Dimanche 08.05.11 - 19.30h

     

    Fabuleuse SSR. Elle consacre, égosillée, toute la première demi-heure de Forum à nous prouver par A + B, sur la base d’un sondage par elle-même commandé, que l’immigration est vraiment le cadet des soucis des Suisses. Moment magique : l’un des sondeurs avoue, expressis verbis, avoir formulé les questions de façon à ne pas entrer dans le jeu de l’UDC !

     

    Il y aura, le 23 octobre prochain, un sondage assez intéressant, et grandeur nature. Il porte un nom : les élections fédérales. Il sera temps, au soir de ce dimanche-là, de constater les préoccupations des Suisses. N’en déplaise à Monsieur de Weck. Et à ses services commandés.

     

    Pascal Décaillet

     

  • Le nectar, le vent, le ministre

     

    Sur le vif - Dimanche 08.05.11 - 15.34h

     

    Didier Burkhalter a dit « autant ».

     

    Il a osé dire « autant ».

     

    Il aurait pu ne rien dire. Ou ne pas effleurer le sujet. Ou parler de tout autre chose, la météo, la sécheresse, l’intense fraîcheur de vivre. Mais il a dit « autant ».

     

    A Chamoson, commune dont même les extra-terrestres savent qu’elle produit le meilleur vin du monde, Didier Burkhalter, s’exprimant devant le 119ème Festival des Fanfares radicales démocratiques du Centre, dans un élan de témérité aussi mortifère que dionysiaque, vient de déclarer : « Et les nectars d’ici – je dois bien l’avouer – sont de haute tenue et me plaisent autant que les produits des coteaux neuchâtelois ! ».

     

    Il a dit « autant ».

     

    Il a osé dire « autant ».

     

    Il aurait pu se taire. Disparaître. Mourir. Non. Il a préféré nous proposer la plus ahurissante corrélation depuis que le premier humain a osé la première comparaison. Et le vent, si clément, n’a même pas emporté l’insoutenable légèreté de sa parole.

     

    Pascal Décaillet

     

     

     

     

  • Du PDC au néant, en voiture, SVP !

     

    Sur le vif - Samedi 07.05.11 - 09.18h

     

    Dans un article incroyablement profond du Matin d’aujourd’hui, l’ex-candidat PDC à la Mairie de Genève envisage de supprimer le mot « chrétien » du nom de son parti : beaucoup de jeunes ne se reconnaîtraient pas dans ce mot.

     

    Michel Chevrolet a raison. Mais il devrait aller plus loin. À quoi bon conserver le mot « démocrate »? Tout le monde aujourd’hui, Dieu merci, est démocrate. C’est comme lorsqu’on vend de belles oranges : aux orties, les mots inutiles !

     

    On peut donc, aisément, supprimer les mots « chrétien » et « démocrate ». Et conserver le seul trait d’union. On demandera à Jean-Pierre Jobin, un membre éminent du parti, un nouveau logo (pas plus cher qu’un apéro), on fera de ce trait d’union un monde en soie, on allègera tellement le bagage conceptuel du parti qu’il n’en restera – cette fois, vraiment – plus rien.

     

    Perdre du poids, c’est bien. Reste le défi suivant : apprendre à disparaître. Vaste défi. Et la promesse de plein d’articles passionnants dans le Matin.

     

    Pascal Décaillet