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Macron, Glucksmann : même combat

 
 
Sur le vif - Vendredi 16.10.26 - 11.00h
 
 
Les mêmes milieux qui, en 2017, puis piqûre de rappel 2022, ont fabriqué Macron, nous façonnent aujourd'hui Glucksmann.
 
Les similitudes éclatent. Même positionnement "centriste", flottant dans un marécage assez mouvant, illisible en soi, pour permettre toutes les compromissions, à commencer par celle avec la droite financière, ultra-libérale, arracheuse d'emplois à l'agriculture, à l'industrie françaises.
 
Même obsession pour l'Ukraine, pour Zelensky, donc même russophobie, peut-être opportuniste pour Macron, assurément pathologique pour le Stagiaire, qui en est encore à subordonner les intérêts supérieurs de la France à des questions morales. Le degré zéro de la politique, au pays de Richelieu et Charles de Gaulle.
 
Même cécité devant le phénomène montant en Europe : la montée en puissance, stratégique notamment, de l'Allemagne, 100 milliards d'euros par an pour se réarmer. Ils ont, l'un comme l'autre, la naïveté de croire que, le jour venu, cette puissante armée allemande réinventée servira à "l'Europe". Alors qu'elle servira les intérêts stratégiques de l'Allemagne, notamment sur ses Marches de l'Est.
 
Même insensibilité au sort des plus défavorisés, dans leur propre pays. Macron, en creusant la dette comme jamais, a ruiné tout espoir de relance par l'investissement, pour de longues années. Le candidat Rive Gauche, quant à lui, ne semble jamais sorti des salons parisiens, où il pérore sur l'Ukraine et la Géorgie.
 
Les mêmes milieux, oui, les ont façonnés, l'un comme l'autre. Ceux qui soutiennent la primauté des puissances financières sur les forces locales de production. Ceux qui soutiennent l'atlantisme et Bruxelles. Ceux qui ne veulent ni Révolution sociale, ni survie de l'agriculture, ni des petites et moyennes industries locales françaises. Ceux qui soutiennent le libre-échange mondialisé, à la solde des spéculateurs mondiaux, contre l'économie de proximité.
 
Alors, pour ces gens-là, surtout pas Mélenchon, surtout pas Marine. L'un et l'autre, malgré leurs différences, proposent une RUPTURE avec l'inféodation européenne de la France, sa soumission atlantiste. Une RUPTURE, aussi, avec une certaine oligarchie financière, mondialiste, qui étouffe le pays, lui confisque son âme patriote. Au profit du gain en bourse.
 
Alors oui, le Marais, celui de Macron ou celui du Stagiaire, ne cesse de forger le discours "Surtout pas les extrêmes". Alors que le peuple français, lui, se prépare, dans un sens ou dans l'autre, à..... congédier le Marais ! Parce qu'il a, tout simplement, ruiné le pays par la dette, et soumis la France aux puissances mondialisées de l'Argent-Roi.
 
 
Pascal Décaillet

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