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Quelque chose, contre rien

 

Sur le vif - Mardi 02.05.17 - 15.14h

 

Il existe, entre Mme Le Pen et M. Macron, une toute petite nuance, qui permet de les différencier.

 

Marine Le Pen, on comprend absolument tout de ce qu'elle raconte. C'est clair, limpide. Le taux de réception du message est de 100%. Ensuite, on est d'accord ou non, on l'aime ou on la déteste, chacun est libre.

 

Emmanuel Macron, on ne comprend strictement rien à son discours. Il parle pourtant très bien, les mots font partie du vocabulaire courant, les phrases s'enchaînent, la posture rhétorique est excellente. Mais le message ne passe pas. Je m'efforce de l'écouter depuis des semaines, je le trouve sympathique, mais je n'ai réussi à retenir, pour l'heure, qu'une vague affaire de taxe d'habitation, qui me semble relever davantage d'un sous-secrétariat d’Etat au Logement que du chef de l'Etat.

 

Même ses partisans reconnaissent ne pas comprendre grand chose. Mais ils votent pour lui. Par défaut. Parce qu'on ne va tout de même pas élire la Bête immonde, non ? Ils votent pour une image. Un label. Une gravure. Une marque de fabrique.

 

Nous ne sommes pas dans l'antagonisme de deux discours. Mais dans le choix entre un discours et... une absence de discours.

 

Singulier, non ?

 

Pascal Décaillet

 

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