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Liberté - Page 1254

  • Armand Magnin : courage et conviction

     

    Sur le vif - Samedi 01.10.11 - 09.41h

     

    La première fois que j'ai vu Armand Magnin, c'était à un meeting de Georges Marchais, fin 1974, à la Salle communale de Plainpalais. C'était surtout Jean Vincent qui m'avait frappé, ses capacités oratoires d'exception, qui contrastaient avec l'interminable discours lu, mot à mot, par le numéro un du parti communiste français. La disparition d'Armand Magnin, à l'âge de 91 ans, est celle d'un homme de courage et de conviction, à l'image de ces militants du Parti du Travail : qu'on partage ou non leurs idées, ils imposent le respect.

     

    Armand Magnin a été député pendant 46 ans ! De 1945 à 1991. Compagnon de route de Léon Nicole, il traverse les décennies, siège aussi au Municipal de Carouge, au Conseil national, dirige la Voix ouvrière, bref il est partout. Homme-orchestre d'un parti que le vent du changement redimensionne, mais qui a totalement sa place dans l'Histoire politique de Genève. Et celle de la Suisse.

     

    Il était venu à « Genève à chaud » il y a quelques années, en voisin des Tours de Carouge. Autour d'un verre, nous avions évoqué l'Histoire incroyable de ce groupe d'hommes et de femmes qui, certes réduit dans le nombre, est toujours là aujourd'hui. La puissance des convictions. Et la foi dans l'action collective. Deux ressorts majeurs de la politique, au-delà des idéologies, et qui survivront à ces dernières, lorsque le vent ultime les aura emportées.

     

    Pascal Décaillet

     

     

  • Cela n'existe que chez Sandrine...

     

    Sur le vif - Vendredi 30.09.11 - 18.05h

     

    J'apprends donc qu'il y a des problèmes chez Madame Salerno. Suis heureux que ce genre de pratique (utiliser un conseiller payé par le contribuable pour des tâches de propagande du parti du magistrat) n'existe qu'à la Ville. On n'imaginerait en aucun cas des dérives similaires à l'État. Nul secrétaire général, fût-il adjoint, ne profite de son temps de travail pour se livrer à des activités partisanes, en complicité avec le ministre. Sainte Sandrine, dites-moi si je me trompe.

     

    PaD

     

     

  • Les appels du 30 septembre

     

    Sur le vif - Vendredi 30.09.11 - 14.50h

     

    Dans l'affaire de la Banque Cantonale de Genève, le Conseil d'Etat fait appel. Il conteste le verdict d'acquittement, total ou partiel, prononcé contre les anciens réviseurs et organes dirigeants de la banque.

     

    Chaque partie, à l'issue d'un procès, a le droit de faire appel. Mais il convient, sauf à se laisser promener par la chasteté toute apparente des communiqués du gouvernement, de faire la part du juridique et du politique. Et aussi, quand on dit « le Conseil d'Etat », faire la part de ceux, parmi les membres du collège, qui ont développé la plus hargneuse équation personnelle face à cette affaire.

     

    Pour mémoire, on rappellera la déposition à charge excessive, et la théâtralité surjouée, du président 2010 du Conseil d'Etat genevois.

     

    Pascal Décaillet

     

     

    PS - 15.33h - COMME PAR HASARD, un communiqué du Ministère public nous annonce que le Procureur, lui aussi, fait appel.  Elle ne vous émeut pas, la convergence de ces appels?