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  • Pitoyables pleurnicheries à la RTS

     

    Sur le vif - Samedi 05.02.11 - 10.00h

     

    « La communauté des journalistes » : j’ai toujours, y compris pendant mes longues années à la SSR, détesté ce mot, ce concept. Sous le masque et l’arrogante prétention de représenter les collègues, en vérité un improbable quarteron de frustrés et de revanchards, où l’aigreur règne en souveraine, avec sa sœur la délation. Le grand problème de ces machines à fabriquer de l’éther, ça n’est pas leur direction, mais bel et bien leur base.

     

    La « communauté des journalistes » de la RTS nous gratifie donc, à lire mon excellent confrère Joël Cerutti, dans le Matin d’aujourd’hui, de l’une de ces pleurnicheries dont elle cultive jalousement le secret. L’objet de sa folle complainte ? La décision de la direction de sous-traiter à la société de production « Point Prod » la future émission culturelle. Cela sous-entend qu’aucun des innombrables membres de la « rédaction culturelle » de la SSR (dont on guette avec impatience le moindre éclair qui fulmine ou simplement flamboie) ne serait à la hauteur pour relever le défi. Alors, on gémit. Alors, on geint. Alors on se complaît à recréer, le temps d’une protestation, la « communauté des journalistes ». Une sorte de Conseil national de la Résistante, sans résistants.

     

    Le signal donné par la direction de la RTS est pourtant excellent. Il indique à sa base qu’il existe, quelque part hors des murs, des studios chauffés et de la cafétéria, une source de vie qui s’appelle la concurrence. La société Point Prod, où travaillent entre autres les talentueux David Rihs et Iris Jimenez, en est l’un des moteurs. Des coûts de production plus bas, la priorité donnée à la qualité du produit, personne pour glander dans les couloirs, bref une boîte qui bosse, avec beaucoup de qualité et d’enthousiasme.

     

    « Une boîte qui bosse ». C’est bien ça le problème. À la vérité, plus une société de production est petite, plus on y bosse, moins on y compte les heures, il n’a plus ni samedi ni dimanche, il n’y a plus que l’enthousiasme. Sans doute la perspective de ce genre de cadences irrigue-t-elle de quelque sueur glacée le front si peu audacieux de nos buveurs de tisanes. Ils se disent soudain qu’ailleurs, le monde existe aussi, avec l’incroyable énergie de sa beauté et de sa fureur.

     

    « Énergie ». Ce seul mot les fait trembler. Vite, vite, convoquons la « communauté des journalistes ». Ensemble, gémissons une petite heure. Demain, peut-être, nous songerons à vivre.

     

    Pascal Décaillet


  • L'audit de l'ICF n'a pas été sollicité par Mark Muller

     

     

    INFO AGENCE DECAPROD - Jeudi 03.02.11 - 15.59h


    A Genève, le fameux audit accablant de l’Inspection cantonale des finances (ICF) sur la gestion du patrimoine immobilier de l’Etat n’a pas été sollicité par Mark Muller. C’est ce qui ressort, clairement, du PV de la Commission de contrôle de gestion du Grand Conseil, séance du lundi 24 janvier 2011, un document que l’AGENCE DECAPROD a pu se procurer. En page 7 de ce procès-verbal, il apparaît clairement que le Département dirigé par Mark Muller (DCTI) n’a pas été demandeur de cet audit. C’est M. Charles Pict, directeur de l’ICF, qui l’affirme, en réponse à une question de M. Ivan Slatkine, membre libéral de la Commission.

     

     

    PV DE LA SEANCE DU 24.01.11 – EXTRAIT DE LA PAGE 7

     

    M. SLATKINE demande confirmation du fait que l’audit n’a pas été sollicité par la nouvelle direction (du Service de la gérance) ou le par le Département.

     

    M. PICT le confirme.

     

  • Mark Muller dans la tourmente

     

    Sur le vif - Mercredi 02.02.11 - 17.22h

     

    Président du Conseil d’Etat genevois, chargé des constructions, le libéral Mark Muller est dans une passe difficile. Plusieurs affaires concernant son Département ou le Conseil d’Etat (brochure de votations sur l’amnistie fiscale) sont sorties ces derniers jours, parfois sous la pulsion de membres de son propre parti, au sein duquel on cultive parfois jusqu'à l'extase le goût de l’exécution interne.

     

    Toute dernière affaire en date, révélée à l’instant par notre confrère Didier Tischler, de « 20 Minutes », un audit accablant pour la gestion immobilière, non celle de la Ville cette fois (la fameuse GIM), mais celle de l’Etat. Le service de gérance du DCTI (Département Muller), doté de 16 personnes, présente d’incroyables anomalies, comme, par exemple, cette villa de 7 pièces louée à un fonctionnaire 950 Fr. par mois pendant vingt ans !

     

    L’affaire est sous la loupe de la Commission de gestion du Grand Conseil. A coup sûr, la plus haute autorité politique du Département, l’autorité élue, devra rendre des comptes.

     

    A noter que cette affaire surgit en même temps que d'autres polémiques immobilières, relevant autant de la récente Histoire de la Ville (du côté de la rue du Stand) que du canton. Serions-nous en période électorale? Ou dans quelques pulsions - prématurées, mais si excitantes - des premiers signes du printemps?

     

    Pascal Décaillet