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Succession Parmelin : tout, sauf une Star Academy !

 
 
Sur le vif - Samedi 03.10.26 - 09.46h
 
 
Commencer immédiatement à spéculer sur des noms, pour la succession de Guy Parmelin, n’a aucun sens. C’est mettre la charrue avant les bœufs.
 
La grande question, la seule qui vaille, est celle de la ligne politique. Je dis : une personnalité de l’UDC romande, avec rapport à l’Etat hérité de tradition latine, celle de la Louve Romaine.
 
Je dis : un patriote, homme ou femme, aucune importance. Mais un patriote ! Doté d’un logiciel mental capable d’intégrer davantage 1848 que 1291. Donc, héritier de la conception radicale, en l’espèce latine, de l’Etat. Un radical patriote.
 
Les libéraux, ceux de l’UDC zurichoise, encore plus dérégulateurs que les ultras de la Bahnhofstrasse ou de l’école de Saint-Gall, on en a soupé.
 
Je dis : un partisan du protectionnisme. Qui n’aurait pas voté l’Accord avec le Mercosur. Un protecteur de la paysannerie suisse, fervent partisan d’un combat contre la concurrence déloyale des importations. À cet égard, clairement, un anti-Parmelin. Autant nous rendons hommage à l’homme qui s’apprête à partir, autant nous rejetons sa politique libérale.
 
Je dis : un passionné de l’industrie suisse. Voulant la relancer, avec une véritable POLITIQUE INDUSTRIELLE, ce à quoi le libéral Parmelin s’est toujours opposé. Cette politique doit privilégier le marché intérieur suisse, et oser remettre en cause, parfois, la vache sacrée des exportations.
 
Je dis : un homme ou une femme d’Etat, avec sens de l’Etat, vision d’Etat, et pas juste un commis-voyageur de la « place financière », ou du grand patronat.
 
Je dis : un Conseiller fédéral UDC qui aurait l’ampleur d’approche intellectuelle pour accepter le retour de l’Etat dans le domaine de la Santé publique, livré depuis trois décennies aux requins du privé. Un UDC, de tradition latine, ouvert à l’idée d’une Caisse unique, fédérale, au service de tous.
 
Vous me direz : « Un tel profil n’existe pas à l’UDC ». Je soutiens que si. Du côté de Genève, notamment.
 
Vous me direz : « Il existe peut-être, mais n’aura aucune chance face au Groupe UDC, le jour du choix ». Et là, il se peut bien que vous ayez raison.
 
Et si le libéral Parmelin avait sciemment pris soin de confier sa succession à l’ACTUELLE Assemblée fédérale, en place pour encore un an, dominée par les puissances de l’Argent et la tyrannie du libre-échange ? S’il s’était retiré à la fin de la législature, c’est une nouvelle équipe, par nature imprévisible, qui aurait eu cette charge.
 
Pour ma part, les noms, dans un premier temps, ne m’intéressent pas. Il faut d’abord définir le profil. Inverser les choses, au profit d’un casting de Star Academy, est profondément contraire à notre magnifique démocratie suisse, où la bataille des idées doit primer sur les jeux d’ambitions personnelles.
 
Le citoyen Décaillet, profondément démocrate et profondément suisse, a parlé.
 
 
Pascal Décaillet

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