Commentaire publié dans GHI - Mercredi 07.10.26
Une place UDC se libère donc au Conseil fédéral. Personne, parmi les réalistes, ne conteste à ce parti, premier du pays au niveau fédéral, ses deux sièges au gouvernement. Guy Parmelin laissant vacante une place romande, il est hautement souhaitable que le futur élu vienne de la Suisse francophone.
A partir de là, faites vos jeux. Mais ne personnalisons pas trop tôt le débat, qui sera, de toute manière, tranché, non par les quelque quatre millions de citoyennes ou citoyens suisses ayant le droit de vote, mais par les 246 de l’Assemblée fédérale.
Ce qui compte, dans le jeu des équilibres, c’est le profil politique du successeur de Guy Parmelin. A cet égard, je plaide pour une personnalité protectionniste, proche – voire issue – du monde paysan, partisane de relancer l’industrie suisse, d’encourager à fond nos PME, d’accorder la priorité au marché intérieur.
Un homme ou une femme, clairement affranchi des puissances financières, de l’Argent-Roi, des milliardaires zurichois ultra-libéraux. Bref, un Latin, héritier de la Louve romaine, partisan d’un Etat fort, mais surtout pas tentaculaire, avec des citoyens libres. Au fond, un radical patriote.
Vous avez des noms ? Moi aussi ! Mais pour l’heure, exigeons un profil. Une ligne, en rupture avec toute cette bande de valets de la finance mondiale qui torpillent l’idée que nous avons de la Suisse : simple et belle, souriante, maternelle. Comme une Madone, au détour du chemin.
Pascal Décaillet