Commentaire publié dans GHI - Mercredi 21.10.26
Personne ne contestera à l’UDC son droit à deux sièges au Conseil fédéral. Vous connaissez la formule magique, de 1959, règle tacite mais tenace : deux sièges chacun pour les trois premiers partis au élections fédérales : un siège pour le quatrième. Or, l’UDC est de loin le premier parti dans la Berne fédérale.
Ce qui, en revanche, sera infiniment discuté, jusqu’au mercredi 9 décembre, jour de l’élection, c’est, au sein de l’UDC, le profil politique. Celui de Céline Amaudruz est assurément celui d’une femme de la droite économique. Et en cela, vous le savez bien, elle diverge de ma sensibilité sociale, soucieuse d’un Etat fort, et protectionniste sur l’agriculture et l’industrie.
Alors, pourquoi je la soutiens ? Parce qu’elle est, au sens très large, de la sensibilité romande. Non agrarienne, je le regrette, mais empreinte d’humanité, de cohésion du pays, d’ouverture aux gens, avec lesquels elle a un contact facile. Bref, la qualité de sa personne, son amour incontestable de la Suisse et de ses habitants, tout cela transcende à mes yeux nos divergences économiques.
La Suisse a besoin d’idées, mais au Conseil fédéral, la puissance d’incarnation d’une personne joue un rôle essentiel, je l’avais puissamment éprouvé avec Jean-Pascal Delamuraz. Au fond de moi, je pense que Céline Amaudruz peut devenir, si le destin le veut, une conseillère fédérale appréciée et aimée des Suisses.
Pascal Décaillet